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Saint Jean Marie Vianney

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Eglise Saint Médard (rue Mouffetard) C’est à l’emplacement d’un oratoire édifié par les Mérovingiens que se dresse,dès le XII eme siècle, l’église Saint Médard. Administrée jusqu’au XIII eme siècl par l’abbaye de Sainte Geneviève, elle fût rebâtie à maintes reprises lessiècles suivants.En 1622  sont édifiés les chapelles du chœuret le déambulatoire.Le buffet d’orgues est de 1645. L’instrument,de Cliquot, est de 1767,restauré par Stolz en 1880. Le cimetière,dont l’emplacement a changé au coursdes divers travaux, est accolé à la chapelle absidiale en 1691. En 1784, l’architecte Louis – François – Petit – Radel larestaure et l’agrandit. La grande chapelle de la Vierge, construite à cette époque, recouvre alors le cimetière, dont il ne subsiste plus aujourd’hui que l’entrée située rue Daubenton. En 1793, la terreur décide de fermer ce lieu,qui ne retrouve son activité religieuse qu’en 1801.L’église est surtout connue pour avoir été le lieu d’agitations religieuses.

Convulsionnaires de Saint Médard

Lorsque Catherine de Médicis accorde parcimonieusement la liberté de culte aux protestants (colloque de Poissy , 1561,), l’hôtel de Simon Cramault, dit Temple des Patriarches, sert à la célébration des offices protestants. L’hôtel appartenait alors à Jean Canaye, maître teinturier converti au calvinisme. Le 27 décembre1561, un pasteur y prêche, mais les prêtres catholiques de Saint Médard font sonner les cloches assez bruyamment pour empêcher les protestants de suivre l’office. Ces derniers (on dit qu’ilsétaient 2000), font irruption dans l’église pour contester cette conduite. Ils en sont chassés, mais y reviennent aidés de coreligionnaires en armes qui saccagent l’église. Le lendemain le Temple des Patriarches est incendié. Au XVIII eme siècle, les critiques jansénistes sont trèsmal reçues par les Jésuites. Le diacre François Pâris, partisan des thèses de Jansen, meurt en 1719. Il est enterrédans le cimetière de l’église Saint Médard. Très vite, le cimetière est envahi par des foules venues assister à desscènes de convulsions et de « miracles » se déroulant sur la tombe du diacre et destinés, selon certains auteurs ,à attirer l’attention une nouvelle fois sur les jansénistes, victimes de la persécution des Jésuites.  Le plus souvent les convulsionnaires sont ridiculisés. Le cimetière finit parêtre fermé par les autorités royales agacées par ce désordre. Un passant facétieux aurait alors apposé une pancartesur laquelle on pouvait lire : « De par le roi, défenseà Dieu de faire miracle en ce lieu »