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Eglise Saint Julien le Pauvre (rue Saint Julien le Pauvre)

Depuis 1989, c’est un lieu  de culte melchite – catholique (ou grecque – catholique) royaliste et liée à l’église byzantine, où l’office est célébré en grec et en arabe. L’église Saint Julien le Pauvre a été reconstruite au X eme siècle après l’invasion destructrice des Normands en 886. Vers 1120 l’église, à nouveau en ruines, est confiée à l’abbaye bénédictine de Longpont qui la reconstruit entre 1170 et 1225. Au moment où les moines de Cluny (en Bourgogne) décident de resserrer les liens entre les monarchies hispaniques et les féodaux français, Saint Julien est un hospice destiné à recevoir les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle (aux XI eme été XII eme siècles). Au XIII eme siècle l’Université en fait un lieu de réunion où l’on élit  chaque année le recteur jusqu’en 1524. Date à laquelle les écoliers se révoltent et saccagent l’église qui ferme ses portes. Le transfert de l’Université sur la montagne Sainte Geneviève entraîne le déclin de Saint Julien le Pauvre. L’Hôtel Dieu en fait à son tour une chapelle de réunion dépendant de Saint Séverin de 1655 jusqu’à la Révolution. L’église retrouve sa fonction religieuse en 1826, après avoir abrité un grenier à sel, puis une foire aux laines (1813) ; l’église est sobre et possède un chœur formé de trois absides. Il est en partie caché par un iconostase, caractéristique des églises orthodoxes, réalisé en marqueterie par un artisan de Damas.

Les chapiteaux des deux piliers du chœur sont ornés de feuillages et de figures de harpies aux ailes déployées, similaires à ceux de Notre Dame et de Saint Germain des Prés. Les bas – côtés ont conservé leurs voûtes gothiques. Un puis à armature de fer, dit miraculeux, et qui était autrefois situé à l’intérieur de l’église, est adossé au portail. Une pierre carrée le recouvre. A proximité, deux dalles indiquent le passage de l’antique voie romaine qui conduisait à Orléans